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Crédit photo: Architecte zurichoise Lux Guyer avec ses étudiantes, vers 1940. GTA Archiv / ETH Zürich, via SRF.
Crédit photo: Architecte zurichoise Lux Guyer avec ses étudiantes, vers 1940. GTA Archiv / ETH Zürich, via SRF.
Pourquoi ai-je choisi d’écrire sur ces femmes architectes? Est-ce uniquement pour mettre en lumière le travail d’architecte femmes dont le travail reste encore méconnu, ou ai-je l’impression que leur manière de penser l’architecture permet d’interroger certaines questions plus largement ?
De cette interrogation en suit une autre : peut-on identifier, dans le travail de certaines femmes architectes, une manière spécifique d’aborder l’espace ou la pratique architecturale ? Autrement dit, existe-t-il des récurrences dans la façon dont elles conçoivent les projets, organisent les espaces ou pensent la relation entre architecture et usage ?
Cette image représente symboliquement les différents rôles qu’à eu Ilse Frank* au cours de sa vie. Au Bauhaus. Dans cet autoportrait, son profil se reflète neuf fois dans le miroir. Au Bauhaus, a entre autres endossé les rôles de ghost-writing, chercheuse, promotrice, chroniqueuse, relectrice, curatrice et secrétaire. Pourtant, elle demeure relativement méconnue, malgré la notoriété de l'institution à laquelle elle a consacré sa vie.
L’objectif des réglementations patrimoniales est de préserver une œuvre architecturale considérée comme irremplaçable. Un bâtiment historique constitue le témoignage d’une époque, d’un savoir faire, de technique de construction, et d’une façon de concevoir la ville et l’architecture. Cependant, cette volonté de préserver l'authenticité se heurte désormais à de nouveaux enjeux, notamment ceux liés à la transition énergétique et au changement climatique.